mardi 10 février 2015

Le Kremlin maintient le cap sur sa diplomatie forte, une et indivisible concernant la guerre entre la Novorussie et l'Ukraine, le camp des "colombes" est gagnant pour le moment. 
Oui, il s'agit bien d'une guerre et non pas d'une opération de maintien de l'ordre comme voudrait nous l'inculquer le régime de Kiev (tiens ça me rappelle quelque chose, l'Algérie .... ) Tous ces morts que l'ensemble des autorités internationales ne veulent classer dans la catégorie "morts pour une guerre" (avec toutes les conséquences en cas de défaite). 
Et pourtant, la population du Donbass n'a fait que demander d'être libre, libre de vivre, libre de parler sa langue maternelle, libre de choisir l'indépendance. Il semble désormais de manière éclatante que ce mot qu'ils ont dans la bouche, nos donneurs de leçon quotidienne, comme une sorte de bouillie informe et sans saveur ne soit qu'un argument destiné aux simples d'esprit, la Liberté ne se négocie pas elle se conquiert, l'ont-ils oublié ? Peut-être un jour nous saurons leur rappeler.
Pour ceux qui se prétendent les héritiers des révoltes populaires de naguère, là comme ailleurs, la force des armes aura le dernier mot, elle vient des tripes d'un peuple qui n'a plus rien à perdre sinon la vie, concept qui dépasse largement nos petits chroniqueurs gominés et apprêtés pour plaire à la masse des téléspectateurs. Ces humanistes de pacotille qu'ils soient politiques ou médiatiques qui ont fermé les yeux sur le massacre d'Odessa et de tant d'autres depuis que ce conflit enflamme la région, n'ont plus, à mes yeux, aucun crédit. Ils sont ces salauds inutiles que nos sociétés ont engendré de manière endémique et qui polluent notre système. Ils ont prouvé de manière éclatante qu'ils étaient inféodés, manipulateurs, méprisants, corrompus et surtout capables de toutes les vilenies pour faire respecter leur ordre mondial, celui du fric et des intérêts mercantiles d'une minorité d'entre nous. Un seul témoignage me vient à l'esprit aujourd'hui, celui d'un combattant de Novorussie devant les caméras russes : "Nous avons gagné de nouvelles terres avec notre sang, nous ne reviendrons pas en arrière, que tout le monde le sache bien".

Au moment où c'est la débandade la plus complète du côté de la junte de Kiev (qui elle, est jugée comme honorable et interlocuteur fiable, un véritable ami de notre si chère démocratie, c'est dire là aussi désormais le niveau de reconnaissance qu'il faut avoir pour siéger à leurs côtés internationalement, faites un putsch contre "l'ennemi international n°1" et vous serez adulés par les régimes occidentaux), au moment où des milliers d'hommes ukrainiens cherchent par tous les moyens à fuir le pays pour ne pas être mobilisés dans cette boucherie, au moment où les femmes manifestent partout à l'ouest du pays pour faire obstacles à cette mobilisation, ces mères, ces épouses ne veulent pas , n'acceptent pas que des frères, des cousins s'entre tuent pour satisfaire aux plans funestes de pays étrangers, ces pays qui manipulent deux groupes pour pouvoir affaiblir directement leur adversaire russe, un peu comme lorsqu'ils envoient leurs drones ou leurs mercenaires se faire tuer (aucun cas leurs GI, ce qui provoquerait une onde de choc défavorable au gouvernement Obama), on préfère envoyer comme le Canada des armes de destruction massive et augmenter ainsi les massacres de civils. Au moment donc où c'est le commencement de la fin pour les nostalgiques de l'époque Bandera, le couple franco allemand tente une dernière opération de sauvetage de ce régime qui part à la dérive et dont les jours sont comptés, ultime démonstration de complicité et d'adhésion de nos sociétés inféodées à ce qu'il y a de plus nauséeux. 
Deux stratégies s'affrontent au coeur même du pouvoir russe aujourd'hui face à cette situation qui vise, pour l'Europe, à sauver la face : la première fidèle à la ligne dictée par le Kremlin vise toujours la négociation diplomatique pour pouvoir ensuite régler calmement, à l'écart des émotions, les comptes de tout ce gâchis (on l'espère) et puis l'autre clan, plus guerrier qui juge qu'il faut profiter de l'occasion pour que Kiev abdique purement et simplement face à la victoire militaire patente de la Novorussie. Moscou craint que cette option ne soit néfaste sur une longue échéance pour ses propres intérêts économiques, l'occident une nouvelle fois vaincu ne pourrait oublier un tel camouflet, d'autant qu'ils ont tendance à s'accumuler ces derniers temps (Ossétie du Sud, Abkhazie, Soutien à l'Iran et à la Syrie). Voilà pourquoi on s'achemine malgré les évidences à un négociation en vue de sceller un accord de Paix durable prémuni par une zone tampon surveillée par des troupes de casques bleus de diverses nationalités dont russe bien évidemment. Espérons que la vigilance sera de mise afin d'éviter que ce régime, qui aura semé le trouble et la désolation, ne passe aux travers des filets et qu'il soit jugé pour tous les actes de barbarie et de génocide dont il s'est distingué.
André CHANCLU

1 commentaire:

Alain Dourak a dit…

On est pas parti pour avoir une zone tampon surveillée par des troupes de casques bleus d'après ce qui suit : « Les USA veulent la guerre, ils l’auront. Il ne restera rien de l’Ukraine. Les hommes doivent bouger. (Il faut hélas le pire pour que les hommes bougent.) La France va réagir devant la folie de son gouvernement, de son chef d’État aux attributs de dictateur de plus en plus insupportable. Il est temps que le monde change. Le Réveil de la France commence par la révolte de son Peuple aux conditions dégradantes qu’on lui impose. » Clefsdufutur