samedi 3 janvier 2015

Article émanant de l'agence RIA NOVOSTI, inspiré par une analyse parue dans l'agence CHINE NOUVELLE.
Les États-Unis doivent comprendre qu'à l'heure de la globalisation et dans un monde devenu multipolaire, personne n'est en mesure de dicter avec arrogance sa volonté à d'autres pays.
Fin décembre la Chine a dressé un bilan provisoire du plan gouvernemental pour la protection des droits de l'homme et souligné les progrès remarquables réalisés depuis 2012, date à laquelle Pékin avait promis d'aller plus loin dans ce domaine.
Les organes et structures publics de différents niveaux ont rapporté en détail leurs acquis, montrant que la Chine travaillait activement pour remplir les objectifs fixés.
Pendant que Pékin analyse ses actions en matière de droits de l'homme, Washington prépare comme d'habitude des accusations banales contre d'autres pays, en fermant les yeux sur les réalités peu réjouissantes à l'intérieur même des États-Unis.
Malgré certains succès de sa stratégie trompeuse envers le monde entier, ce défenseur autoproclamé des droits de l'homme s'est ridiculisé de manière spectaculaire.
Suite aux incidents récents sur le territoire américain, de nombreuses personnes - à l'intérieur du pays et à l'étranger - ont été déçues par la rhétorique hypocrite des États-Unis dans le domaine des droits de l'homme.
Dans ce domaine les USA auraient besoin d'honnêteté pour reconnaître la vérité, de courage pour maîtriser leur fierté et d'analyse critique pour se perfectionner, sans parler de respect envers les affaires intérieures d'autres pays.
La Chine, dans ce sens, a donné un exemple positif.
Dès 2009, Pékin a publié et mis en œuvre deux étapes du Plan d'action national pour les droits de l'homme, définissant des objectifs concrets afin de traiter différents aspects du problème.
"En matière de droits de l'homme il n'y a rien d'optimal ou de complet, mais un progrès constant", souligne Cai Mingzhao, ministre du bureau de l'Information du Conseil d'État.
En Chine, la défense des droits de l'homme est entrée dans une phase de développement stable, durable et systématique, alors que les États-Unis ont apparemment pris le chemin inverse.
Pour de nombreux afro-américains et d'autres minorités ethniques, qui ont largement contribué au développement de la société américaine et à la mise en œuvre du "rêve américain", les idéaux qui avaient poussé leurs ancêtres à aller chercher un avenir meilleur aux États-Unis, se transforment actuellement en cauchemar, comme le montre actuellement les mouvements de protestation à Ferguson.
Une étude américaine a notamment démontré que la couleur de peau entraînait des différences de salaire à travail égal. Et la plupart des afro-américains, nés dans des conditions défavorables, n'ont pas assez d'opportunités et de soutien pour briser ce cercle vicieux.
Qui plus est, les problèmes américains avec les droits de l'homme dépassent largement ces inégalités raciales frappantes. L'hégémonie du pays dans une partie importante du monde, la torture de prisonniers étrangers, les fusillades et les morts d'étudiants sur les campus: tout cela met en lumière l'hypocrisie des États-Unis comme défenseurs des droits de l'homme.
Alors que les troupes américaines agitent leur drapeau dès qu'elles veulent "civiliser" un coin du monde, leurs collègues aux États-Unis piratent les courriels et les téléphones portables des citoyens américains et des dirigeants d'autres pays - même des alliés traditionnels des USA comme l'Allemagne. Et la liste est loin d'être exhaustive.
Les États-Unis aiment se considérer comme un arbitre suprême dans le domaine des droits de l'homme et un citoyen du monde idéal. Mais il n'y a rien de parfait en matière de droits de l'homme, tout comme sur n'importe quelle autre question.
Washington doit faire face à ses problèmes, renforcer le dialogue et la coopération avec d'autres pays, notamment avec la Chine, pour profiter de leur expérience et aller de l'avant sans pointer les autres du doigt.
Derrière ces propos sur les droits de l'homme se cache l'image d'une Amérique détenant le leadership mondial, formée aux États-Unis suite à la Deuxième Guerre mondiale. A cette époque, Washington était l'architecte principal de l'ordre mondial, ce qui s'est soldé par l'hégémonie américaine dans le monde entier.
Les USA doivent toutefois se rendre compte du fait qu'à l'heure de la globalisation et dans un monde devenu multipolaire personne, même l'oncle Sam tout-puissant, ne peut plus pointer avec arrogance les autres pays du doigt et prétendre au rôle de Dieu.

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